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Un réseau sans limite

Dans les rues, ils sont prêts à être dégainés à la moindre vibration, les smartphones sont devenus des outils incontournables. Il est d'une facilité déconcertante de répondre à un mail, un message, un appel ou tout simplement de s'informer. Mais que serait une évolution sans contrecoup ? Bienvenue dans l'ère de l'hyper connexion.

  • Emmanuel RivalEmmanuel Rival

L'avancée technologique a permis une mise en réseau des êtres humains à l'échelle mondiale. « Il est incroyablement facile d'échanger des idées et des données avec n'importe qui dans le monde », s'émerveille Xavier. En effet, selon des chiffres compilés par l'agence We Are Social et Hootsuite, il y aurait 4,2 milliards d'internautes et 3,4 milliards d'utilisateurs des réseaux sociaux. Airpods dans les oreilles, Aris, étudiant en journalisme « passe énormément de temps sur les réseaux. » Et pour cause, son futur métier l'oblige à être « informé, n'importe où et à tout moment de la journée. » Bien moins connecté, Xavier pense que « l'hyperconnexion est à la fois un vecteur très important dans la facilitation des relations sociales », et à la fois « un frein aux relations humaines. »

Désormais, en une fraction de seconde, il est possible « de créer des contacts sociaux et d'échanger intellectuellement, sans aucune limite géographique », affirme Xavier. Mais l'altération des relations humaines est une conséquence de l'hyperconnexion. « Cela freine les relations humaines, c'est vrai. Au lieu de profiter du moment présent, nous avons tendance à avoir le nez dans nos téléphones », constate Aris. « L'humain se perd parfois », déplore Xavier, avant de rajouter que « les rencontres de corps se raréfient et donc le langage corporel et les émotions aussi. » A contrario, Aya, étudiante à l'ESD (Ecole Supérieure du Digital) estime que l'hyperconnexion « est un outil positif », s'il est « bien utilisé. » Elle sait qu' « il y aura toujours besoin d'une relation humaine pour mener à bien un projet. »

Entre privé et public

Une question perdure dans cette "mondialisation numérique". Où commence et où s'arrête la vie privée ? Ce n'est pas un secret, toutes les informations postées sur la toile sont stockées et les smartphones géolocalisés, alors existe-t-il encore une vie privée ?

Effectivement, « parler de vie privée est compliquée. » Avec les réseaux sociaux, c'est « toute la vie d'une personne qui y est exposée », confie Aris. L'étudiante en digital est plus générale. « En soi dès que nous marchons dans la rue, désormais nous somme filmés en permanence. » Cependant, il est « encore possible d'avoir une vie privée. » Il n'existe aucune obligation, il est possible de « se détacher et refuser la publication de sa vie », estime Xavier, soutenu par Aya. « Il y a des alternatives. Bloquer la géolocalisation et ne pas accepter tout et n'importe quoi sur les applications. » Alors, qui lit les conditions générales ou les chartes d'autorisations des applications et des sites internet ? C'est une histoire d'« information », suggère Xavier. « Un citoyen mal informé, qui ne fait aucune démarche pour se protéger, n'aura malheureusement pas de vie privée. »

Avoir une vie privée avec les réseaux sociaux est possible, à condition de faire attention. « Mais derrière un écran, on peut être n'importe qui. » Une prétendue vérité, peut devenir un mensonge. « Il est facile de dissimuler ses sentiments et de renvoyer une image qui n'est pas vrai. » Aris rappelle la méfiance que doivent avoir les utilisateurs de la toile.