Skip to main content
Tests Horizon Forbidden West

Horizon Forbidden West

Cinq après, voici la suite d'une des exclusivités les plus réussies de l'ère de la PS4. Que donnent les aventures d'Aloy dans l'Ouest prohibé ?
Eirik Hyldbakk Furu 14 février 2022

Sachant que beaucoup d'entre vous aiment comparer les notes, sachez avant toutes choses que je n'avais pas trouvé Horizon: Zero Dawn aussi impressionnant que Magnus. Gardez aussi en tête que malgré tout ce que je dirais ci-dessous, Forbidden West reste meilleur que son grand frère sur énormément de points, même l'histoire.

Un fait presque surprenant étant donné le monde si intrigant que Zero Dawn nous a présenté en 2017. Ce second opus permet à Guerilla d'approfondir les raisons de certaines intrigues propres à l'aventure d'Aloy. Évidemment, certains évènements arriveront pile au bon moment, et les dialogues et le doublage parfois très exagérés ruineront des retournements de situation. Mais le cœur de l'histoire a du temps pour respirer, permettant de nous apprendre qui est Aloy, ce qu'elle est devenue tout en plongeant la tête la première dans ce qui est arrivé à ce monde en ruines.

Mais je n'ai évidemment pas fait uniquement la trame principale. Chose quasi impossible tant l'Ouest des États-Unis est magnifique, vous attirant dans ses moindres recoins, ou bien vous fera casser votre bouton de partage. La lumière en particulier est extrêmement impressionnante. Les couleurs brillent de toutes les façons possibles, chaque morceau de tissu ou de métal semble vivant. Et pourtant, j'ai joué ma partie quasiment uniquement en mode Performance, soit moins de paillettes à l'écran. Ajoutez un sound design excellent et des musiques donnant une vraie identité à chaque zone et Forbidden West devient un des jeux les plus beaux du moment. Mais n'y perdez pas votre attention.

Car même si cette nouvelle région se nomme "prohibée", elle pullule de dinosaures robotiques et factions humaines qui en ont après vous. Le studio hollandais à pris à cœur les remarques sur la diversité sur son premier opus. Chaque partie du monde à ses propres types de machines et tribus aux cultures bien profondes. D'autant plus que tout le monde à de nouvelles cordes à son arc. Certains humains contrôlent et montent les machines, d'autres préfèrent garder les pieds sur la terre ferme. Tous ces ennemis rendent le combat très dynamique. Chacun nécessite de s'adapter et de répondre en conséquences et apprendre les forces et faiblesses de chacun tout en prenant en compte les nouvelles possibilités qu'a Aloy.

En plus de pouvoir améliorer ses armes, de nouveaux arbres de compétences bien plus divers permettent de débloquer des capacités correspondant à des styles de jeu différents. Que vous préfériez vous battre au corps à corps ou plus à distance, sans oublier les sortes de capacités ultimes que nous avions vu dans les gameplays. Exploiter toutes ces options ainsi que celles des nouvelles armes, sans oublier le rôle de l'environnement (destructible !), créent un système de combat grisant et bien plus complet que celui du premier opus.

Évoluer dans l'Ouest prohibé est aussi extrêmement fluide. Aloy peut escalader bien plus de surfaces, elle dispose aussi d'un grappin et d'un planeur (éléments également mobilisables en combat) pour se déplacer plus rapidement et efficacement et tout ces éléments sont extrêmement agréables à utiliser, au moins les premières fois.

Les premières fois car Horizon Forbidden West souffre d'un défaut très regrettable : privilégier la quantité à la qualité. Le qualifier de surchargé serait relativement injuste, mais pas complètement faux. Il y a une raison simple pour laquelle je ne parle pas vraiment du contenu annexe : il est très répétitif. La plupart des missions sont simplement constituées de quelques dialogues, trajets, un combat avant de revenir chercher vos récompenses. Seules certaines d'entre elles sont vraiment mémorables et uniques. On ressent une forme de manque d'imagination, de créativité par rapport aux mécaniques du jeu qui sont pourtant si robustes et réussies.

Et ce manque de créativité s'applique aussi aux environnements. Sans nier la beauté époustouflante du jeu, je ne peux ignorer le fait que ce monde ressemble trop à celui d'un jeu. Les personnages bougent en suivant un pattern précis, vous pouvez escalader cette montagne ici, mais pas celle-là, vous cacher derrière la tour depuis laquelle on vous tire dessus, les camps ennemis ont un peu tous le même design...

Les lieux sont beaux mais stériles. Forbidden West manque de story-telling environnemental. Imaginez si le jeu comportait plus d'endroits comme celui ci-dessous, plutôt que des forêts et déserts que l'on voit déjà dans la plupart des jeux vidéo.

Sony s'est également assuré que les tests évoqueraient les problèmes que les testeurs affrontent puisque Horizon Forbidden West était dans un état technique frôlant la catastrophe lors de la première semaine. Du niveau de Assassin's Creed Unity. L'écran clignotait noir, les personnages ne regardaient pas dans les bonnes directions, des objets ou bâtiments entiers apparaissaient brutalement devant moi et la liste est encore longue. Ces bugs et glitches ont été corrigés, pour la plupart, via un patch la semaine dernière mais le taux de rafraichissement d'images chute encore pendant certaines phases de combats, notamment pendant les explosions et les cheveux et l'équipement d'Aloy clippent dans son corps mais ce ne sont que de tout petits détails par rapport à l'état du jeu avant le correctif.

Malgré tout, j'ai passé un très bon moment sur Horizon Forbidden West. Améliorant toutes les bases posées par Zero Dawn, ses personnages et son monde sont bluffants, le combat et les bien plus fluide et grisant et les déplacements plus engageants. Cependant, il reste aussi assez générique pour les habitués aux open-worlds et ne tente pas vraiment d'innover, sauf dans son scénario et son univers. Les joueurs moins lassés par ce genre réussiront sans mal à plus profiter car Guerilla sait exactement ce que l'on veut.

8
Bon sur 10 · Gamereactor France
Points forts Visuellement splendide, le sound design et la musique, l'histoire est fascinante, les combats et options de déplacement...
Points faibles Contenu annexe répétitif, certains dialogues un peu bancals, quelques soucis techniques...
Note du réseau Moyenne sur 20 éditions Gamereactor
9,0 écart 8–10
Gamereactor Korea 9
Gamereactor 9
Gamereactor Danmark 9
Gamereactor Sverige 8
Gamereactor Norge 9
Gamereactor Suomi 10
Gamereactor Deutschland 9
Gamereactor España 9
Gamereactor France 9
Gamereactor Italia 9
Gamereactor Portugal 9
Gamereactor Polska 9
Gamereactor Česko 9
Gamereactor Ελλάδα 9
Gamereactor Türkiye 9
Gamereactor 中国 9
Gamereactor 日本 9
Gamereactor Asia 9
Gamereactor Việt Nam 9
Gamereactor عربي 9
Editor-in-Chief Norway Eirik Hyldbakk Furu wrote for Gamereactor from around 2015 to 2026, first as news editor and from 2022 as editor-in-chief of the Norwegian edition. He covered video games across news, previews and reviews for both the Norwegian and international sites.
Profil complet Auteur Gamereactor depuis 2015 · 2 480 articles publiés
8
Bon Note du réseau sur 20 éditions
Fiche du jeu
Developer Guerrilla Games
Publisher Sony
Release date 18 février 2022
Genre Action, Adventure
Plateformes
PS5 PS4 PC
Pourquoi faire confiance à Gamereactor
23 Éditions Chacune avec sa rédaction et ses propres notes.
1998 Publie depuis Indépendant depuis le premier jour.
100% Manette en main Écrit après avoir joué, jamais d'après un dossier de presse.
1–10 Note du réseau La note de chaque édition, moyennée et affichée.