Skip to main content
Tests Thronebreaker: The Witcher Tales

Thronebreaker: The Witcher Tales

Les créateurs de la licence The Witcher sont de retour avec un nouveau genre de jeu de carte.
Lisa Dahlgren 24 octobre 2018

CD Projekt Red, le studio de développement derrière le succès commercial acclamé par la critique : The Witcher et ses suites, a publié une extension pour Gwent, son CCG. On a donc décidé d'y jeter un œil et de mettre toutes les cartes sur la table.

Beaucoup de choses ont changé depuis l'époque de The Witcher 3, où le gwent n'était qu'un mini-jeu de l'époque. C'est maintenant un jeu à part entière qui met au défi certains titres multijoueurs tel que Hearthstone de Blizzard, ou The Elder Scrolls: Legends. L'expérience solo était jusqu'à présent assez pauvre (à l'exception du mode campagne, qui a pour but de vous faire jouer et collecter des cartes à utiliser en multijoueur). Mais désormais, CD Projekt Red vient de mettre en ligne une expérience hybride intéressante.

Dans Thronebreaker: The Witcher Tales, vous incarnez la gracieuse et courageuse Reine Meve de Lyrie et de Rivie qui revient chez elle après un long voyage, où elle a été voir l'homme chargé de préparer son fils, Willem, à diriger le royaume. La reine rentre donc chez elle et retrouve ses terres ravagées, notamment à cause de l'invasion du royaume voisin par l'empire de Nilfgaard. Le joueur doit donc recruter des troupes pour améliorer les chances de survie de la Lyrie, et emmener son peuple vers une victoire potentielle.

Le joueur contrôle Meve dans son royaume de haut en bas en cliquant sur la belle carte où il y a de nombreuses zones et ses environnements variés. Vous êtes relativement libre de parcourir la map à l'exception des batailles et des événements scriptés. Ainsi, les éléments RPG sont bien implémentés, ce qui confère à l'expérience du joueur quelque chose d'unique. En parcourant et en collectant des ressources, vous rencontrerez divers défis et énigmes, mais aussi des batailles et des interactions entre les PNJ avec des résultats variés (certains étants des quêtes parallèles). Si vous vous inquiétez de la distance à parcourir : ne le soyez pas. Les déplacements rapides de The Witcher 3: Wild Hunt sont présents, même dans Thronebreaker.

Après avoir collecté des ressources, vous devrez monter un camp. Cet endroit sera le foyer de diverses structures dans lesquelles vous pouvez utiliser des consommables et gagner des récompenses importantes. Les ressources (or, bois et troupes) servent également à remplir différents objectifs, à échanger et à éliminer les obstacles environnementaux. Vous pourrez même créer de nouvelles cartes pour enrichir votre deck ! De plus, vous pourrez vous exercer sur les terrains d'entraînement contre une IA où tout aussi bien converser avec vos commandants ou vos fantassins.

Bien sûr, Thronebreaker: The Witcher Tales n'est pas simplement une expérience de jeu de rôle, car les batailles dans le jeu - qu'il s'agisse de dangers environnementaux tels que les éboulements de pierres, les rencontres aléatoires avec des vaches folles ou les grands combats - sont toutes réglées par un jeu de cartes. Cela n'est peut-être pas vraiment une surprise, c'est Gwent après tout. Mais les règles ne sont pas aussi strictes que dans le jeu principal et certaines choses ont radicalement changé. Par exemple, dans Thronebreaker, il n'y a pas d'unités de siège : la ligne de siège sur le plateau a été complètement supprimée, ne laissant que la ligne de mêlée et de distance. La carte de leader, qui correspond bien sûr à Queen Meve sous différentes formes, peut également être utilisée plusieurs fois au cours d'un match, avec des capacités différentes.

Les parties sont différentes à bien des égards. Les objectifs par exemple, peuvent tout aussi bien correspondre à "être le dernier debout" qu'à "empêcher l'unité de mêlée adverse d'atteindre la position la plus à droite" ou encore "se débarrasser des unités de l'adversaire avec un nombre limité de cartes au cours d'un tour". Vous l'aurez compris, cette configuration permet de garder un certain intérêt pour les combats, sans trop changer le concept. Comme dans le jeu de base, il n'y a que trois manches au maximum. Gagner, ici, est beaucoup plus satisfaisant qu'à l'accoutumer, notamment grâce à la difficulté et à une narration magistralement élaborée.

En parlant d'histoire, le joueur peut influencer le récit d'une manière ou d'une autre par les dialogues du jeu. Les choix opérés au cours de ces conversations ont tous des conséquences morales, mineures et majeures. Certains peuvent même avoir une incidence sur la manière dont les habitants de Lyrie et des Nilfgaard vous perçoivent. Les interactions avec vos troupes et vos commandants sont également très bien organisées. Les relations que vous développez tout au long du jeu sont authentiques, uniques.

Thronebreaker: The Witcher Tales est une bouffée d'air frais, non seulement pour le genre des jeux de cartes numériques, mais également pour le genre RPG. CD Projekt Red a une nouvelle fois montré qu'il pouvait repousser les limites en racontant des histoires et en construisant un monde immersif. Cette expérience en mode solo est vraiment impressionnante dans tous les sens du terme. C'est aussi une campagne de plus de 30 heures, alors nous vous la recommandons vivement.

9
Exceptionnel sur 10 · Gamereactor France
Points forts Nouveau et unique dans le genre, fonctionne sans à-coups, les sections de jeu libre sont amusantes, le système Gwent réinventé.
Points faibles Quelques baisses de fréquence d'images quand vous retournez au dernier checkpoint.
Note du réseau Moyenne sur 8 éditions Gamereactor
9,0
Gamereactor 9
Gamereactor Deutschland 9
Gamereactor España 9
Gamereactor France 9
Gamereactor Italia 9
Gamereactor Nederland 9
Gamereactor Portugal 9
Gamereactor Asia 9
Profil complet 1 073 articles publiés
9
Exceptionnel Note du réseau sur 8 éditions
Fiche du jeu
Developer CD Projekt Red
Publisher CD Projekt Red
Release date 23 octobre 2018
Genre RPG, Strategy
Plateformes
PC Xbox One PS4 Nintendo Switch
Pourquoi faire confiance à Gamereactor
23 Éditions Chacune avec sa rédaction et ses propres notes.
1998 Publie depuis Indépendant depuis le premier jour.
100% Manette en main Écrit après avoir joué, jamais d'après un dossier de presse.
1–10 Note du réseau La note de chaque édition, moyennée et affichée.