En cette fin de génération de console, une chose que la plupart pensaient impossible est arrivée ; le fait de pouvoir jouer en multijoueur avec ou contre des joueurs de différentes plateformes. Grâce à cela, vous pouvez dorénavant vous amuser avec des amis ayant préférés des machines concurrentes, ce qui rallonge d'autant plus la durée de vie d'un jeu qui ne voit plus sa communauté fracturée selon les plateformes.
Cependant, cela n'est pas un secret que Sony s'est montré réticent au concept, tandis que Microsoft et Nintendo ont ouvertement accueilli le crossplay. À la suite de la plainte grandissante des joueurs, Sony l'avait enfin permis, mais dans une certaine mesure et avec plusieurs restrictions. Mais même en sachant tout cela, nous sommes surpris d'apprendre aujourd'hui les raisons de son accord ainsi que son comportement face aux studios.
Avec le procès opposant Epic et Apple, qui ne cesse de nous offrir une vue sur les coulisses de l'industrie du jeu vidéo, il est dévoilé sous un nouveau jour l'histoire de Sony et du crossplay. The Verge relève, dans des documents partagés pour l'affaire juridique, ô combien il avait été difficile pour Epic de faire accepter à Sony que les joueurs de Fortnite puissent se connecter tous ensemble.
Entre autres choses, le vice-président du développement commercial dévoile que le studio avait dû faire la proposition que : « nous annonçons le crossplay avec Sony. Epic reste en retrait pour faire passer Sony pour les héros. »
Mais cela n'était pas suffisant pour l'entreprise des PlayStation et son directeur senior des relations avec les développeurs, Gio Crosi, qui avait répondu :
« Comme vous le savez, beaucoup de studios explorent cette idée mais pas une seule ne peut expliquer en quoi le cross-console améliorera les affaires de PlayStation ».
Et au final, comme la citation au-dessus le laissait entendre, Sony a fini par incorporer le crossplay une fois après avoir introduit un système obligeant les éditeurs à payer pour que le crossplay soit autorisé pour leur jeu sur PlayStation. Une pratique qu'il est le seul à imposer, comme le témoigne le patron d'Epic Games Tim Sweeney.
Nous espérons ardemment que Sony va revoir sa politique que nous trouvons déplorable. Mais c'est un aperçu de ce qui est permis de faire quand l'on est le plus grand marché de cette génération.
