Cookie

Gamereactor utilise des cookies. En fait, notre site ne fonctionne pas sans eux. Nous ne recueillons pas de données personnelles et vous pouvez lire plus ici.

Français
tests
Metal Gear Survive

Metal Gear Survive : Notre test

Il a seulement le nom de Meal Gear, rien d'autre.

Vous regardez

Preview 10s
Next 10s
Annonces

Quand plus rien ne marche, il ne reste plus qu'à y rajouter des zombies et prier. Pas de doute, c'est comme ça que Konami a pensé ce jeu, après le départ d'Hideo Kojima de la franchise de Metal Gear. Alors, oui ce ne sont pas vraiment des zombies, il n'y a pas d'histoire de virus ici : c'est plus des cadavres ambulants à tête de cristal, mais ça reste quand même la définition d'un zombie. Metal Gear Survive fait suite aux événements de Metal Gear Solid V : Ground Zeroes, après la destruction de la Mother Base, on voit les membres survivants du MSF enterrer leurs ex-camarades. Pour faire simple : ils vont ensuite envoyer un soldat à travers un trou de ver dans une réalité parallèle appelée Dité, où les cadavres prennent vie. Un spin-off plus qu'une suite donc. Pour de nombreux fans de la licence, ce nouvel opus est un changement trop profond dans la saga, une controverse qui lui a valu beaucoup de critique avant même sa sortie. Mais est-ce qu'il les mérite vraiment ? Nous allons voir ça.

Avant de commencer, il faut préciser une chose : ce n'est pas à un jeu Metal Gear. Le titre n'est là que pour l'aider à se vendre, littéralement. Il y a quelques éléments familiers, tels que le bruit strident lorsque les ennemis vous voient ou des références scénaristiques, mais l'action est plus proche d'un Left 4 Dead que de la furtivité d'un MGS. Cela ne le rend pas forcément mauvais, mais force est de constater qu'il ressemble plus à un jeu de survie comme Rust avec des clins d'œil à la licence éponyme.

Au début du jeu, il faut créer son avatar. Une cinématique nous dévoile dans notre cercueil, mort. Mais ce n'est pas grave puisqu'on vous ressuscite (c'est la seule explication logique qu'on a trouvé pour expliquer cette partie du scénario), pour vous envoyer dans ce monde en ruine où les zombies ont tout ravagé qu'est Dité. Bref, l'histoire principale vous envoie en enfer, où vous allez devoir trouver des cartes mémoires et des survivants pour rentrer chez vous. Surveiller avec attention votre barre de faim et de soif, puisque votre vie et votre endurance dépendent directement de ces dernières. Attendez-vous à mourir régulièrement de faim ou de déshydratation, le jeu est très avare au début dans ce genre de ressource : beaucoup trop. Il faut attendre la deuxième/troisième heure de jeu (si vous rushez) avant d'obtenir l'équipement nécessaire pour récupérer et faire bouillir de l'eau. Le reste du temps, il faudra se contenter d'une eau croupie qui vous rendra malade, ce qui continuera de vous compliquer la vie. Au bout d'un certain temps, on se retrouve face à d'autres ennemis que les simples vagabonds qui pullulent sur Dité. Rien d'extraordinaire, on reste sur un standard de Left 4 Dead encore une fois, avec les zombies qui vous chargent, ceux qui explosent et des blindés. Au début, on apprécie cette variété et au final comme d'habitude, on finit par fuir. Non pas par peur, mais parce qu'on a seulement envie de faire avancer l'histoire et de passer à l'endroit suivant.

Metal Gear Survive

Le personnage est plat, ne parle pas et a comme nous l'impression d'avoir été largué ici sans raison. Enfin, plus précisément, sans raisons plausibles et logiques. Le premier personnage que vous rencontrez est un membre des XOF, l'organisation qui a attaqué la Mother Base. On peut donc s'attendre à une certaine tension, voir même à une intrigue : non, ne rêvez pas. Mais après tout, dans Dité et face à des hordes de cadavres ambulant, toutes aides est la bienvenue, même de son ennemi. La grande question reste cependant la suivante : depuis quand un combattant d'élite et chevronné comme notre personnage ne peut pas faire 200 mètres sans s'écrouler de faim ou de soif ?

En termes simples, Metal Gear Survive est un jeu à la troisième personne où vous collectez des objets pour construire votre base et créer de nouvelles armes. Pour ce faire, il faudra tuer des zombies et recruter des survivants. Ces derniers vous rejoignent à votre base, aident à la gérer ou partent en expédition. C'est agréable de revenir à votre base et de les voir au travail, d'autant plus que certains des PNJ communiquent avec vous (il ne faut pas s'attendre à des dialogues complexes cependant).

L'histoire en elle-même est décevante et n'est pas la plus excitante des aventures. Ce n'est pas mauvais, certes, mais ce n'est pas extraordinaire non plus. Le début est éprouvants, puisque vous êtes mort de faim ou de soif la plupart du temps. Vous augmentez votre personnage en niveau grâce à l'énergie « Kuban » récolté sur les cadavres qui vagabondent. En faites, tout ce que vous ferez vous demandera de cette fameuse énergie, il faudra donc en récolter un maximum et dès que possible. Une fois devenue assez fort, le scénario devient beaucoup plus facile et vous allez commencer à vous amuser. Pas très longtemps cependant, car tout devient rapidement répétitif. Vous partez en expédition principalement pour récolter des consommables, récupérer des cartes mémoires (afin d'en apprendre plus sur cet univers alternatif) ou récolter des sources d'énergies. Un point intéressant est néanmoins la possibilité de faire passer votre progression solo dans le mode multijoueur, mais vice-versa également. Ce qui veut dire que tous les éléments que vous trouvez en coopération sont également ajoutés dans votre partie solo.

Metal Gear Survive

Le coopératif est dynamique. Vous et trois autres joueurs y défendez une position contre plusieurs vagues d'ennemis. C'est assez amusant et compétitif, mais le meilleur reste les récompenses : en une seule partie, on a gagné plus de ressources qu'après quelques heures de jeu en solo. Au final, on a pu se débrouiller et avancer dans l'histoire seulement grâce à l'avance offerte par quelques parties en multi. Pendant les premiers matchs en coopération, vous devez effectivement compter sur les autres pour faire le gros du travail, mais rassurez-vous, vous finissez rapidement par cumuler de l'expérience et obtenir assez de matériel pour botter les fesses des zombies.

Plus vous avancez dans le jeu, mieux c'est. En faites, c'est surtout quand vous devenez automne en vivre et en eau. À partir de là, vous pouvez vous concentrer sur la structure de ce jeu : c'est-à-dire, récoltez, construire et recommencez. À partir d'un certain stade où la difficulté c'est atténué, ce n'est plus de la survie mais de la colonisation. Vous pouvez assigner divers tâches à vos compagnons, comme les envoyer à la chasse ou leur demander de s'occuper des plantations de pomme de terre. Vous avez également la possibilité de développer votre base avec des systèmes de purification, des collecteurs de pluie ou des systèmes de défense, par exemple. De votre côté vous allez pouvoir explorer ce monde en open-world, qui vous laisse énormément de possibilité une fois le tutoriel terminé.


La carte et l'environnement, vont vous sembler vaguement familier, puisqu'il s'agit de la carte de l'Afghanistan dans MGS5. Vaguement, parce que vous allez passer la majeure partie de votre temps à naviguer dans une tempête de cendre dé-geu-lasse où vous ne voyez rien. Dans cet espace, l'air n'est pas respirable et votre stamina va descendre beaucoup plus vite. De plus, il vaut mieux avoir le sens de l'orientation ici puisque votre carte, comme vos marquages, n'y fonctionnent pas. Comme vous ne pouvez pas aller très loin sans manquer rapidement d'air, de vivre ou d'eau potable, vous allez devoir ouvrir des portails de distorsion. Ces derniers vous permettent de vous téléporter à loisir entre votre base et ces « avant-postes. » C'est assez répétitif puisque vous revenez donc régulièrement sur vos pas pour avancer (si vous vous ne vous êtes pas perdu dans le brouillard). L'ouverture des téléporteurs se fait toujours après avoir survécu à une vague d'ennemis environnant, ce qui est là aussi, assez lassant. Il est nécessaire de préciser un petit détail cependant : si le « mur de cendre » rend le jeu affreusement moche, les oasis (des lieux éparpillés, où vous pouvez respirer librement) sont au contraire assez agréable à regarder. Niveau musique c'est assez léger, si ce n'est dans le lobby du mode mulitjoueur ou les rares cinématiques. De plus, elles dénotent un peu avec cet aspect zombie/post-apocalyptique du jeu.

Metal Gear Survive

Si Konami avaient affirmé que ce ne serait pas un pay-to-win, il n'ont pas vraiment dit toutes la vérité. Vous pouvez payer, par exemple, pour améliorer certaines actions dans le jeu comme la productivité de votre base. Cependant, Survive offre à chaque connexion quotidienne un certain nombre de point de survie (la monnaie du jeu). Le pire reste tout de même de devoir payer 10 euros supplémentaires pour avoir un deuxième slot de sauvegarde/personnage jouable. De plus, vous devez constamment être connecté à internet pour jouer, même en mode solo. Vous n'avez pas intérêt à avoir une mauvaise connexion...

En conclusion, le début du jeu est lent, épuisant et éprouvant (pour notre personnage comme notre patience). La gestion de la faim et de la soif a clairement besoin d'un rééquilibrage à l'heure où nous écrivons ces lignes. Si vous êtes fan de Metal Gear et que vous espérez un peu plus que des clins d'oeil à la saga, passez votre chemin ! Cependant, si vous avez le courage de survivre au tutoriel et au début du jeu, vous allez finir par réussir à vous y amuser. Notamment dans le mode multijoueur, qui est clairement la meilleure partie de cet opus. On apprécie également les références à la Divine Comédie de Dante, que ce soit par l'IA qui se nomme Virgil ou tout simplement le nom de cette réalité alternative. Toutefois, la nature répétitive du jeu et le manque de profondeur dans les personnages n'en fais pas quelque chose d'aussi bon qu'on pouvait l'espérer. Metal Gear Survive surf sur la popularité d'une série de jeu mythique. Si certains avaient des doutes sur l'avenir de la licence sans Kojima, ils sont désormais fixés : c'est mal barré.

Vous regardez

Preview 10s
Next 10s
Annonces
Metal Gear SurviveMetal Gear Survive
05 Gamereactor France
5 / 10
+
Une durée de vie importante, du challenge et un multijoueur agréable...
-
Répétitif, graphiquement médiocre, éprouvant au début, obligation d'avoir une connexion internet...
overall score
La moyenne de Gamereactor. Quelle note lui attribueriez vous? La moyenne est établie à partir des notes accordées par les différentes rédactions européennes de Gamereactor

Sur le même sujet



Chargez le contenu suivant