Les électeurs italiens rejettent la réforme judiciaire de Meloni lors d'un référendum.
La défaite affaiblit le premier ministre avant les réformes et les élections à venir.
Les électeurs italiens ont rejeté la réforme judiciaire proposée par le premier ministre Giorgia Meloni, infligeant ainsi un revers politique à son gouvernement.
Lors d'un référendum de deux jours, environ 54 % des électeurs ont voté contre la réforme, contre 46 % en sa faveur. Le taux de participation a atteint un niveau inattendu de 58,5 %, ce qui témoigne d'un fort engagement du public sur la question.
La proposition visait à remodeler le système judiciaire et aurait nécessité des changements dans la constitution italienne d'après-guerre. Bien que techniquement complexe, la campagne a été fortement politisée, la critique du système judiciaire jouant un rôle central.
Les jeunes électeurs ont joué un rôle particulièrement décisif dans le résultat, une nette majorité d'entre eux s'opposant à la réforme. Malgré un effort tardif pour gagner leur soutien, notamment par le biais de plates-formes non conventionnelles, le "non" l'a emporté.
Meloni a reconnu le résultat, affirmant que le gouvernement respecterait la décision et continuerait à gouverner. Cependant, les analystes estiment que cette défaite pourrait affaiblir sa position politique et compliquer les réformes à venir.
Le résultat pourrait également entraver d'autres initiatives clés, y compris les plans visant à introduire l'élection directe du premier ministre, une autre modification constitutionnelle essentielle à son programme.
Les figures de l'opposition, dont Giuseppe Conte, ont salué le résultat comme une victoire pour les garanties constitutionnelles, ce qui pourrait leur donner l'élan nécessaire pour défier Meloni plus efficacement lors des futures élections.
Ce revers intervient à un moment délicat, où l'augmentation du coût de la vie et les tensions internationales accentuent la pression sur le gouvernement. Alors que Meloni reste une figure dominante de la politique italienne, le référendum suggère que son emprise sur le soutien du public pourrait être moins sûre qu'auparavant.
