La FIFA a officiellement renoncé à son projet de céder des participations minoritaires dans la Coupe du monde et d’autres compétitions, suite à la réaction extrêmement négative observée partout dans le monde, notamment de la part de l’UEFA, qui avait menacé de se retirer complètement de la Coupe du monde si ce projet était mis en œuvre.
La CONCACAF (Amérique du Nord et centrale) et l’AFC (Asie) ont aussi rejeté ce projet, avec un total de 136 voix entre les trois confédérations. Et même si la FIFA avait réuni suffisamment de voix (il lui fallait 50 % des 211 fédérations membres), elle n’aurait jamais attiré les investissements prévus avec une Coupe du monde sans l’Espagne, l’Angleterre, la France, l’Allemagne…
Cette déclaration intervient 24 heures après que la FIFA a annoncé qu’elle maintiendrait son projet, en insistant sur le fait qu’elle ne « vendait pas le football ».
« Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est apparu clairement que le projet avait créé des divisions d’une nature telle que, quel que soit le niveau de soutien, elles ne servent plus l’objectif initialement fixé. »
« Notre but a toujours été – et sera toujours – d’unir et d’améliorer. En conséquence, cette proposition ne sera pas mise en œuvre », a déclaré la FIFA.
Dans le communiqué rédigé par Gianni Infantino, celui-ci a expliqué que le projet de privatisation d’une partie de la Coupe du monde via une filiale appelée FIFA Forward Enterprise visait à renforcer les membres de la FIFA, en particulier dans les pays où le soutien est le plus nécessaire. Mais maintenant qu’Infantino a perdu le soutien même au sein de la FIFA, il va s’attacher à « rassembler à nouveau toutes les parties concernées dans les jours et les semaines à venir, dans un esprit d’intérêt commun pour notre sport ».