Nasser al-Khelaifi, président du Paris Saint-Germain, pourrait devenir le principal rival du président de la FIFA, Gianni Infantino, lors des prochaines élections de la FIFA. Depuis longtemps, on parle de cet homme d’affaires qatari, qui est aussi président de la Fédération qatarienne de tennis et président de Qatar Sports Investments et du groupe beIN Media, pour le poste de président de la FIFA, mais il a toujours nié être intéressé par ce poste.
Mais la longue série de polémiques provoquées par Infantino a énervé de nombreux membres de la FIFA, surtout au sein de l’UEFA, et l’annonce de cette semaine selon laquelle la FIFA veut vendre 20 % de la Coupe du monde via des participations minoritaires dans une filiale a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Une réunion d'urgence en ligne de l'UEFA est prévue jeudi après-midi, où on discutera d'un éventuel boycott de la Coupe du monde.
Un autre sujet qui pourrait être abordé lors de cette réunion, selon Politico, serait de rallier des soutiens pour un candidat capable de rivaliser avec Infantino lors des prochaines élections de la FIFA, en mars 2017, où Infantino devrait pour l’instant se présenter sans opposition pour ce qui sera son dernier mandat de quatre ans. D’après Politico, trois hauts responsables du football, s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont révélé des discussions en coulisses visant à faire de Nasser al-Khelaifi un candidat sérieux face à Infantino.
Un représentant d’al-Khelaifi a déclaré mercredi que « Nasser n’a absolument aucune ambition, aucune intention, aucun intérêt pour le poste à la FIFA, et il continuera à soutenir discrètement toutes les institutions du football mondial et européen ». Par contre, une source de l’Union européenne qui suit de près la situation à la FIFA a dit que « les étoiles se sont alignées ».
Ce qui semble clair, c’est que si al-Khelaifi changeait d’avis, il bénéficierait d’un soutien important, au moins de la part des membres de l’UEFA, pour empêcher Infantino d’être président pendant quatre ans de plus…