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Tests Ghostrunner

Ghostrunner

Arpentez une mégapole dystopique dans la peau d'un cyber-ninja.
Ben Lyons 27 octobre 2020

Le genre cyberpunk a pris beaucoup d'ampleur ces dernières années. Que ce soit grâce la présence de Cyberpunk 2077 dans les esprits qui sert de meneur ou bien grâce à une simple coïncidence. Dans les deux cas, un titre en particulier à créé un certain engouement ces 18 derniers mois. Il s'agit de Ghostrunner, un slasher en FPS avec une forte composante parkour.

Annoncé en 2019 et développé par les polonais de chez One More Level, Ghostrunner à gagné en notoriété grâce à sa présence lors d'un showcase Xbox cette année. J'ai eu l'occasion d'y jouer sur PC, et je peux vous dire que le jeu tient ses promesses.

Vous incarnez donc le Ghostrunner, un individu amélioré cybernétiquement décrit par le jeu comme le "mélange parfait entre chaire et code". Le jeu se déroule dans un monde futuriste, dystopique et évidemment cyberpunk, dans lequel les masses résident dans une gigantesque structure appelée la Tour, qui les protège du reste de l'environnement, devenu inhabitable. Le scénario du jeu présente Mara, qui a renversé le chef de la Tour, l'Architecte, afin de prendre le contrôle de la population.

Le Ghostrunner a pour tâche de libérer le peuple en battant Mara. Après une grave chute lui ayant presque couté la vie, il revient, amélioré, gravissant petit à petit la Tour pour arriver en son sommet.

Le gameplay de Ghostrunner tourne autour de deux aspects : mouvement et timing. Zigouiller les ennemis est crucial, mais sans maîtriser parfaitement vos mouvements et votre timing, vous n'arriverez jamais à portée d'un soldat. La moitié de ce que le jeu exige de vous est de naviguer dans un environnement hostile, à la manière de Mirror's Edge. La différence étant que vous êtes plus qu'un humain, ce qui vous permet de survire à des chutes, de courir sur les murs ou juste de bondir plus loin. Les niveaux sont pensés avec un très haut niveau de précision, afin de vous forcer à exploiter votre arsenal à son maximum pour escalader la Tour. Vous vous arrêterez uniquement devant des ennemis.

Mais le combat est le moment où le timing devient lui aussi crucial. Vous n'avez pas le droit d'attendre le bon moment pour sauter d'une plateforme à une autre. Si vous n'êtes pas assez précis, vous mourez. Les ennemis se moquent de votre vitesse, ils n'hésiteront pas à frapper si vous restez statique. Vos capacités cybernétiques doivent être exploitées pour que vos ennemis ratent, pas pour que vous les affrontiez de face.

Dans cette optique, l'élan, le momentum, est votre plus grand allié. Combiné à la possibilité de ralentir le temps, dévier les coups, dash sans prendre de dégât ou même manipuler un ennemi pour qu'il se batte à vos côtés, vous devez éliminer tout le monde sans prendre un coup, ou vous retournez à la case départ.

Étant donné la large gamme d'ennemis qui sera placée face à vous, allant du simple soldat armé d'un blaser au Ninja en passant par des robots volants, les niveaux requièrent vitesse et précision. Tous les ennemis tombent après un coup d'épée mais ils ont également tous des mouvements uniques. La difficulté monte encore pendant les trois combats de boss (que je ne développerai pas pour éviter tout spoil). Pour résumer, vous mourrez beaucoup dans Ghostrunner, ce qui rendra le succès encore plus grisant, surtout lorsque les niveaux se terminent la plupart du temps en moins de 45 secondes.

En plus de compléter la campagne, le jeu propose également quelques collectibles à trouver pour modifier l'aspect de votre épée ou bien pour en apprendre plus sur le lore du jeu. Le kit de compétence de votre personnage peut aussi être amélioré via une sorte de mini-jeu à la Tetris.

Ghostrunner est donc bien conçu sur tout ces aspects mais pour moi il brille encore plus grâce à son level design. Même si les niveaux se ressemblent (le cadre de ville futuriste est assez précis en soi), ils sont incroyablement fluides. Si votre timing est bon, vous serez presque sur des rails mais cela n'empêche pas le jeu de vous demander de vous adapter en permanence pour survivre. Réussir à ne pas mourir pendant deux ou trois minutes consécutives est le sentiment le plus grisant que j'ai eu de l'année en jouant à un jeu vidéo. Vous aurez l'impression d'être un super héros.

Mais Ghostrunner n'est pas non plus sans défauts. La difficulté ne plaira pas à tout le monde et mourrir 25 fois sur le même ennemi dans le même niveau pourra se révéler très frustrant. De plus le jeu propose très peu de contenu en dehors de sa campagne, amputant la rejouabilité. J'ai terminé en environ 5 heures et la seule possibilité ensuite est de recommencer. Peut être qu'un système de difficulté pourrait améliorer cela, comme un mode ou une mort représente la fin totale d'une partie pour les plus énervés d'entre vous.

Pour conclure, Ghostrunner m'a plu. Les mécaniques rapides et l'exigence du titre créent un gameplay dur mais satisfaisant. Le seul souci est la longévité du jeu puisqu'il n'y a rien à faire à part une campagne déjà relativement courte. Ghostrunner est fluide, beau et incroyablement dynamique. Mais pourquoi retourner y jouer ? C'est la question que vous vous poserez. Ceci dit, je le recommande à tout fan d'univers Cyberpunk appréciant un gameplay précis et exigeant.

8
Bon sur 10 · Gamereactor France
Points forts Les mécaniques, le système de mouvements, le level design brillant
Points faibles Peu de contenu en soi et donc peu voire pas de rejouabilité
Note du réseau Moyenne sur 6 éditions Gamereactor
8,2 écart 8–9
Gamereactor 8
Gamereactor Deutschland 8
Gamereactor España 8
Gamereactor France 8
Gamereactor Italia 8
Gamereactor Polska 9
Senior Editor Ben was a Senior Editor at Gamereactor UK. When he wasn’t writing, editing or filming for Gamereactor, he could usually be found playing an FPS or getting lost in a sprawling RPG.
Profil complet Auteur Gamereactor depuis October 2020 · 17 525 articles publiés
8
Bon Note du réseau sur 6 éditions
Fiche du jeu
Developer One More Level
Publisher All In! Games
Release date 27 octobre 2020
Genre Action
Plateformes
PC PS4 Xbox One Nintendo Switch Xbox Series X PS5
Pourquoi faire confiance à Gamereactor
23 Éditions Chacune avec sa rédaction et ses propres notes.
1998 Publie depuis Indépendant depuis le premier jour.
100% Manette en main Écrit après avoir joué, jamais d'après un dossier de presse.
1–10 Note du réseau La note de chaque édition, moyennée et affichée.