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Bloodstained: Ritual of the Night

Bloodstained: Ritual of the Night

Koji Iragashi revient enfin avec un nouveau titre dans un château.

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Plusieurs créateurs ont su trouver chez Kickstarter la confiance et surtout les fonds que leurs anciens supérieurs leurs refusaient. C'est le cas par exemple de Koji Igarashi, connu pour son travail sur la série culte Castlevania. Une saga d'action platformers en 2D qui suivent l'histoire de la famille Belmont. Depuis sont départ de Konami, il n'est plus autorisé à travailler sur cette licence et a donc pris la décision de reconstruire quelque chose de nouveau, quelque chose qui reprend la formule de son ancien projet, mais qui l'applique à un nouveau monde, une nouvelle histoire, un nouveau nom. Ce nom, c'est Bloodstained : Ritual of the Night.

Une levée de plus de 6 millions de dollars est un bon début pour commencer à développer un jeu. Mais est-ce assez pour créer quelque chose de moderne avec des graphismes 3D ? Le cycle de développement du titre fut mouvementé. L'arrivée de 505 Games comme éditeur et l'enfer par lequel le jeu est passé a fini par écarter Inti Creates pour le remplacer par WayForward. Heureusement, malgré ce processus houleux, nous pouvons vous affirmer que le jeu tient la route, mais il écope tout de même plusieurs cicatrices. Laissez-nous vous expliquer.

Le jeu principal Bloodstained (car il existe un prélude en 8-bit plutôt bon nommé Bloodstained : Cursed of the Moon) est un exemple de ce qu'aurait pu être un Castlevania en 2.5D aujourd'hui. Il reprend la même formule avec de meilleurs graphismes, un meilleur son, un système de combat amélioré et beaucoup beaucoup de contenu en plus. Tout ressemble à un Castlevania car Igarashi considère que la base lui appartient et c'est exactement ce que les fans attendaient : une sorte de reskin pour contourner les problèmes légaux, pas une refonte totale.

Un jeu de la sorte a donc besoin d'un château, de vampires et autres monstres mais surtout d'un héros qui apprend de plus en plus de capacités sur le chemin de la bataille finale, en débloquant au passage de nouvelles zones. Et n'oublions pas le fouet. Le jeu se déroule dans un passé médiéval sombre où les démons sont descendus sur Terre à cause d'expériences alchimiques. La narration n'est pas parfaite et repose sur quelques personnages qui interagissent lors de rencontres complètement improbables. Même si le doublage n'est pas mauvais, l'histoire n'est pas particulièrement prenante et est plutôt mal rythmée. Les anciens jeu Castlevania avaient quelque chose en plus concernant le scénario, mais ce ne fut jamais une vraie force de la saga, et ici, ce n'est pas le cas non plus.

Bloodstained: Ritual of the Night

Le temps de développement a clairement été plus consacré aux niveaux, au combat et au design des armes. L'aventure de Myriam commence dans un Galeon, ce qui sert de tutoriel pour les nouveaux arrivants afin de leur apprendre comment fonctionne le jeu. Cette petite zone comporte des chemins bloqués et cachés, quelques armes et un combat de boss (elle reste d'ailleurs ouverte pour que vous puissiez revenir et obtenir une très bonne arme et des boost). Ensuite, vous trouverez un village qui sert de hub au jeu. Vous y retournerez souvent mais l'endroit manque de PNJ intéressants et de quêtes secondaires. Ensuite, direction le château.

La zone principale est énorme, probablement le double de ce à quoi Igarashi nous avait habitué jusque là. Elle est remplie de petites et moyennes pièces qui sont elles-mêmes divisées en zones comme la bibliothèque, les tours ou les égouts. Chacune d'entre elle est unique en termes de style mais aussi en termes de structure : l'une consistera en de la plateforme, l'autre en du combat pur. Il y a même des zones d'eau où vous devrez nager. Parfois, cela nous a même donné l'impression d'être un labyrinthe mais sans que nous ne nous perdions. La seule chose que nous pouvons trouver à redire serait peut être que....c'est trop grand. Sans devenir ennuyeux ou trop fastidieux à traverser, la taille colossale de la carte tue un peu la connexion entre les zones, ce qui nous a forcé à nous téléporter plus que nous ne le voulions.

Nous ne nous sommes jamais ennuyé à traverser le monde, et ce grâce au système de combat évolutif et aux très nombreuses options de personnalisation. Il y a des dizaines d'armes à trouver et à faire monter de niveau et des coups spéciaux qui se déclenchent via des combinaisons de boutons digne d'un jeu de combat. Les dagues et les épées sont rapides, les fouets ont plus de portée, vous trouverez même des pistolets dont il faudra crafter les munitions. Vous devrez choisir le style qui vous correspond mais qui correspond aussi à votre tenue et à vos anneaux. Les attaques magiques se lancent après avoir collecté des cristaux en tuant des ennemis et même le plus petit d'entre eux à plus d'un tour dans son sac. Certains sont très utile mais d'autres moins. Nous devons tirer notre chapeau aux développeurs et aux efforts qu'ils ont investi dans ce système qui dépasse de loin ce que n'importe quel autre jeu Castlevania avait pu proposer auparavant.

Bloodstained: Ritual of the NightBloodstained: Ritual of the Night

Les mouvements des personnages paraissent un peu robotiques mais cela colle au système de combat. Il s'agit probablement de l'aspect le moins réussi d'un jeu globalement joli. Igarashi sait y faire avec les ambiances sombres et gothiques et une fois de plus, c'est réussi. Chaque partie du décor à l'air vivante même si l'arrière plan aurait pu être un poil plus travaillé. L'atmosphère est d'ailleurs renforcée par une bonne bande-son qui capture l'essence de la série.

L'autre gros problème de Bloodstained : Ritual of the Night est purement technique. Jouer sur PS4 ne fut pas si terrible que ce que l'on a pu entendre. En 15 heures, nous n'avons fait face qu'à quelques bugs (et encore, jamais des choses très graves) et un crash. Certaines zones ne sont pas correctement optimisées et le frame-rate y chute parfois. La version Switch est dans un état encore plus déplorable mais l'éditeur a promis des correctifs. La meilleur version de Bloodstained est donc à venir, Artplay travaille dur sur les patchs et il y a 13 DLCs gratuits prévu. Ils proposeront des modes multijoueurs, des graphismes 8-bit, de la co-op en ligne et plus encore.

Après tant d'années à patienter pour un nouveau Castlevania, nous pouvons dire que Koji Igarashi a su se montrer à la hauteur. Bloodstained est divertissant, rempli à ras bord de contenu et agréable à jouer. Des soucis techniques et une histoire bancale nous ont forcé à nous concentrer uniquement sur le gameplay mais cela fera l'affaire pour nous.

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08 Gamereactor France
8 / 10
+
Beaucoup d'armes et de capacités, les éclats de cristal, une carte gigantesque et variée
-
Manque de finition, histoire bancale..
overall score
La moyenne de Gamereactor. Quelle note lui attribueriez vous? La moyenne est établie à partir des notes accordées par les différentes rédactions européennes de Gamereactor