Le gouvernement français a survécu à deux votes de défiance au parlement vendredi après avoir forcé l'adoption de la section des revenus de son budget 2026 sans vote final à l'Assemblée nationale. Le mouvement a suivi des semaines d'impasse dans une chambre où aucun parti ne détient une majorité de travail.
Les législateurs soutenant une motion déposée par la France insoumise, parti de gauche dure, aux côtés des Verts et des communistes, n'ont pas atteint les 288 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Une deuxième motion présentée par l'extrême droite a recueilli encore moins de suffrages, ce qui a permis au premier ministre Sébastien Lecornu de rester en fonction.
On s'attend maintenant à ce que Lecornu utilise à nouveau l'article 49.3 de la constitution pour faire passer le volet dépenses du budget, une étape qui est susceptible de déclencher de nouvelles motions de défiance. L'administration du président Emmanuel Macron s'est appuyée sur ce mécanisme à plusieurs reprises après que les négociations ont échoué à produire un projet de loi de réduction du déficit susceptible de recueillir le soutien de la majorité.
La dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen a averti les législateurs qui soutenaient le gouvernement que les électeurs leur demanderaient des comptes dans les urnes. Elle a déclaré que le processus budgétaire et les mesures qu'il contient auraient des conséquences électorales, évoquant les élections locales de mars et la course présidentielle de 2027.
Le gouvernement s'est engagé à maintenir le déficit budgétaire en dessous de 5 pour cent du PIB, contre 5,4 pour cent en 2025, mais toujours bien au-dessus de la limite de 3 pour cent fixée par l'UE. Les fonctionnaires s'attendent à ce que le budget complet soit adopté dans la première moitié de février...