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Yakuza: Like a Dragon

Yakuza: Like a Dragon

Un nouveau système de combat et de bonnes idées qui ont font un jeu très plaisant. Notre test.

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Tout le monde pensait que Sega faisait un mauvais poisson d'avril en annonçant Yakuza : Like a Dragon. Imaginez par exemple que Bethesda révèle que le prochain Doom sera un RPG ? C'est à peu près ce qu'à fait Sega : transformer l'un des meilleurs systèmes de combats dans un open-world pour en faire un RPG japonais traditionnel

Yakuza : Like a Dragon sort bientôt en Europe dans une version spécialement mise à jour. J'ai passé pas mal de temps avec cet étrange jeu, qui fonctionne comme un reboot de la série. Si vous n'avez jamais touché à un Yakuza, alors cet opus est parfait pour commencer. Vous y trouverez un personnage principal unique et une nouvelle ville.

Mais avant de développer là-dessus, je veux rapidement revenir sur le fait qu'il s'agit d'un RPG déguisé en aventure Yakuza. Et j'insiste, un J-RPG au sens le plus classique du terme. Vous attendent donc des combats au tour par tour dans lesquels vous contrôlez des petits groupes de personnages pendant lesquels vous n'avez pas vraiment d'influence autrement qu'en navigant dans des menus. Vous avez le choix entre des attaques, des coups spéciaux coûtant des points de magie et de la nourriture pour regagner des PV ou remédier à des effets de statuts sans oublier quelques invocations.

Yakuza: Like a Dragon

Après une bataille, un écran vous montre tout ce que vous avez remporté et distribue les points d'expérience afin que vous puissiez débloquer de nouvelles capacités. Si vous prenez un niveau, vos PV et PM montent également. Ah et aussi, si vous changez de travail, vous pourrez également acquérir de nouvelles compétences. Sans rire, ça ne vous rappelle pas une certaine saga qui commence par Final et qui finit par Fantasy ? Et honnêtement, cela ne me déplait pas, bien au contraire.

Un changement aussi radical revoit complètement la licence. Je dois avouer que je commençais à me lasser de la série, ce virage est donc bienvenu pour moi et j'apprécie la façon dont le jeu fait les choses à l'ancienne. Cela se rattache également intelligemment au nouveau personnage Ichiban Kasuga, qui adore jouer aux jeux vidéo et considère Dragon Quest comme une source de sagesse pour la vie. Sans oublier ses petits commentaires qui manquent de briser le quatrième mur.

Ichiban Kasuga est bien plus proche de Naruto que de Kazuma Kiryu (le protagoniste des six derniers jeux) dans son tempérament. Il surréagit à tout, à un grand cœur etc.

Yakuza: Like a DragonYakuza: Like a Dragon

Kasuga a des origines modestes. Il a été élevé dans un Soapland (une espèce de pseudo maison-close japonaise) mais à force de travail et de loyauté à établi une relation solide avec la mafia. Après un certain évènement, cette loyauté est mise à l'épreuve. Kasuga se retrouve jeté en prison pour un crime qu'il n'a pas commis afin de protéger le reste de la famille. Il rêve de se faire libérer au bout de deux décennies en recevant un accueil de héros à la sortie.

Sans trop spoil, les choses ne se passent pas comme prévu et Kasuga finit par atterrir à Yokohama dans le quartier fictif de Isezaki Ijincha. C'est là que le jeu démarre. La ville est bien plus grande que celles des opus précédents mais elle est surtout beaucoup plus aboutie graphiquement.

Les connaisseurs de la saga retrouveront leurs marques rapidement au karaoké, dans les salles d'arcades, les bars ou les magasins. Le jeu propose une multitude de choses à faire. Vous pouvez aussi rassembler de nouveaux personnages pour partir à l'aventure, ce qui affectera évidemment le scénario.

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Mais le jeu n'est pas sans défauts. Il y a tellement de choses basées sur des anciens jeux que Ryu Ga Gotoku Studios n'a pas vraiment l'air d'avoir eu le temps de tout optimiser. Par exemple, la narration, qui se déroule uniquement via des cinématiques. Pendnat le gameplay, on joue, et le scénario n'avance qu'avec les vidéos. Et puisque l'histoire est assez dense, certains extraits sont extrêmement longs, Une manière de raconter un peu plus moderne combinant cinématiques et gameplay aurait été préférable à cette façon qui est la même depuis le premier Yakuza.

Concernant les soucis un peu moins ancrés dans le temps, nous pensons que les développeurs ont eu les yeux plus gros que le ventre. Le système d'emploi est sous-développé et n'ajoute pas grand-chose. De plus, maintenant que le jeu est un RPG, il n'est plus possible d'avancer vite. Voulant initialement simplement compléter la quête principale, je me suis souvent heurté à des ennemis trop coriaces me forçant à aller farm de l'expérience dans les missions annexes.

Mais ce sont là des plaintes relativement mineures, la vérité étant que je ne pouvais pas m'arrêter de jouer à Yakuza : Like a Dragon. Le scénario est prenant, le gameplay est varié. Les personnages sont intéressants. Les anciens joueurs trouveront même pas mal de fan service disséminé çà et là dans le jeu.

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Les graphismes sont élaborés et beaux (j'ai testé la version Xbox One), rendant la ville vivante. Ce sentiment d'authenticité japonaise que je n'avais pas resssenti depuis mes premières sessions de Shenmue sur Dreamcast est génial. En revanche, certaines animations étaient un peu datées.

Mes attentes en lançant Yakuza : Like a Dragon pour la première fois étaient assez basses. Sega avait revu en profondeur son concept mais la série me lassait. Heureusement, ce reboot est exactement ce dont la licence avait besoin, le système de combat retro m'a particulièrement plu. Je suis heureux de voir que Sega ait osé tenter quelque chose et je pense que la série Yakuza et ses fans ont de beaux jours devant eux.

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08 Gamereactor France
8 / 10
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