Trump propose de prolonger le cessez-le-feu, malgré les attaques de navires et la fermeture du détroit d'Ormuz.
Ni Israël ni l'Iran n'ont indiqué s'ils prolongeraient l'accord temporaire, tandis que le Liban a dénoncé une violation directe de celui-ci.
Bien que des contacts diplomatiques aient lieu à Islamabad entre les délégations iranienne et américaine, avec la médiation du gouvernement pakistanais, l'escalade des tensions au Moyen-Orient et la bataille pour le contrôle du détroit d'Ormuz ne montrent aucun signe d'apaisement.
Après avoir appris ce matin que l'Iran avait saisi deux navires qui tentaient de traverser le détroit, l'UK Maritime Trade Operations (UKMTO) a émis un avertissement concernant les attaques de trois porte-conteneurs dans le détroit, sans préciser l'origine de ces attaques. Reuters rapporte également que l'Iran a condamné l'interception par la marine américaine de navires iraniens en haute mer dans le cadre de son blocus, notamment un énorme pétrolier à destination de Singapour qui a été arraisonné dans l'océan Indien mardi, peu avant la reprise des pourparlers de paix. Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis de "piraterie maritime et de terrorisme d'État".
Le président américain Donald Trump a publié mardi un communiqué dans lequel il a revu à la baisse ses projets de bombardement des infrastructures énergétiques iraniennes, tout en annonçant une prolongation du cessez-le-feu et la reprise d'un nouveau cycle de pourparlers diplomatiques avec les autorités des Gardiens de la révolution iraniens au Pakistan. Juste après, les cours à terme des actions américaines ont augmenté, le dollar a fluctué et les prix du pétrole sont tombés sous la barre des 100 dollars mercredi après l'annonce du cessez-le-feu, alors même que les pourparlers de paix provisoirement prévus à Islamabad semblaient sur le point de s'effondrer.
Le premier round, il y a 11 jours, s'est soldé par un échec, relançant les appels au démantèlement (ou à la destruction) du programme nucléaire iranien. Le gouvernement iranien maintient que son programme est pacifique et qu'il a le droit souverain de le poursuivre en tant que signataire du traité de non-prolifération nucléaire. Il exige la fin de la guerre, la levée des sanctions, des réparations pour les dommages de guerre et la reconnaissance de son contrôle sur le détroit.
Israël, l'autre principale partie impliquée dans le conflit, n'a pas précisé s'il suivrait la proposition de prolongation du cessez-le-feu avancée par son allié les États-Unis, tout en poursuivant son invasion du Liban sous le prétexte de continuer sa guerre contre le Hezbollah, malgré le cessez-le-feu conclu la semaine dernière. Plus de 5 000 civils ont déjà été tués dans ce conflit, et la fin des revendications territoriales d'Israël et son retrait du Liban sont l'une des conditions "sine qua non" pour que l'Iran accepte un accord de paix avec les États-Unis.

