Trump avertit les compagnies aériennes de "rester à l'écart du Venezuela".
"À toutes les compagnies aériennes, à tous les pilotes, à tous les trafiquants de drogue et à tous les trafiquants d'êtres humains, veuillez considérer que l'espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est fermé dans son intégralité."
Le président des États-Unis Donald Trump a exhorté samedi les compagnies aériennes à éviter l'espace aérien vénézuélien, le déclarant "fermé dans son intégralité" dans un message sur les médias sociaux qui a immédiatement alimenté les spéculations sur l'imminence de frappes américaines.
L'avertissement est intervenu deux jours après que Trump a laissé entendre qu'il était préparé à lancer des opérations sur le sol vénézuélien pour cibler les trafiquants de drogue. Bien que les États-Unis n'aient pas le pouvoir de fermer l'espace aérien d'un autre pays, ce message est susceptible de déstabiliser les compagnies aériennes, de susciter l'incertitude chez les voyageurs et d'intensifier la pression sur Nicolás Maduro, que Washington qualifie de "narco-terroriste".
Postant depuis Mar-a-Lago, Trump a dit "aux compagnies aériennes, aux pilotes, aux trafiquants de drogue et aux trafiquants d'êtres humains" de se tenir à l'écart du ciel au-dessus et autour du Venezuela. Malgré cette déclaration, les autorités américaines n'ont émis aucune interdiction de vol, et le trafic commercial s'est poursuivi samedi matin.
L'avis le plus récent de la FAA, publié au début du mois, exhortait les transporteurs à "exercer la prudence" en raison de la montée des tensions et de l'activité militaire dans la région.
Les commentaires de Trump arrivent alors que les États-Unis massent leur plus grande présence militaire dans le sud des Caraïbes depuis des décennies dans le cadre de l'"Opération Southern Spear", une campagne ciblant les navires présumés de contrebande de stupéfiants. Le déploiement comprend l'USS Gerald R. Ford et son groupe de frappe, après des mois d'opérations meurtrières en mer.
Jeudi, Trump a signalé une nouvelle phase de la campagne, en déclarant que les forces américaines commenceraient à agir "on land very soon", dans des remarques interprétées comme un prélude potentiel à des frappes à l'intérieur du Venezuela.
Maduro, qui fait face à une pression croissante depuis une élection contestée l'année dernière, accuse Washington de comploter pour l'écarter du pouvoir. Les autorités américaines affirment qu'il dirige le Cartel de los Soles et ont porté la prime à son encontre à 50 millions de dollars.
Malgré cela, Trump a fait allusion à une possible diplomatie, des rapports suggérant que les deux dirigeants ont récemment discuté de l'organisation d'une rencontre. Pour l'instant, il reste à voir comment la situation va évoluer, alors reste à l'écoute pour de nouvelles mises à jour.

