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Total War: Three Kingdoms

Total War: Three Kingdoms

Le dernier jeu de simulation diplomatique et de stratégie du studio Creative Assembly, nous replonge aux sources de la licence Total War.

  • La RédactionLa Rédaction

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Presque 20 ans maintenant que la licence Total War existe. En deux décennies, la franchise de jeux de stratégie de Creative Assembly a eu le temps de s'imposer comme une marque à succès. Cependant, ces dernières années, ce sont surtout les opus inspirés de la licence Warhammer qui ont été sur le devant de la scène. Cela, aux dépens d'un aspect important de la licence : la diplomatie. C'est toutefois le grand retour de cette fonctionnalité avec le nouvel opus de Creative Assembly, mais pas seulement. En effet, la gestion de l'empire et l'histoire sont aux centres des préoccupations de ce Total War: Three Kingdoms.

Le jeu suit l'épopée de Luo Guanzhong et "La Romance des Trois Royaumes" : pour faire simple, l'empire de la dynastie Han s'est presque effondré et de nouveaux aspirants pour le pouvoir émergent. À vous de le conquérir, pour cela, il faudra bien sûr comme à l'accoutumée rassembler des troupes, gérer leurs déplacements sur la carte, conquérir des villages et développer vos technologies. Vous libre également de négocier, d'espionner et/ou de comploter contre vos adversaires.

Les batailles, elles, ont lieu en temps réel : c'est là que vos stratégies portent leurs fruits. Comme toujours, le cycle de rapport de force existe toujours, comme à pierre-papier-ciseaux. Par exemple, les lanciers sont efficaces contre les cavaliers, qui sont forts contre les archers, qui sont utiles face aux arbalétriers qui sont eux-mêmes employés pour abattre les lanciers, etc.

Total War: Three Kingdoms

Deux modes sont totalement inédits à cet opus, Romance et Record. Le premier, donne à votre général des qualités et des pouvoirs digne d'un super-héros. Des compétences qui leur permettent de venir à bout de plusieurs centaines d'unités, et d'écraser d'autres héros dans des duels. Ici, même la carte de la campagne a une apparence différente, plus brillante, plus épique. Bref, c'est le mode parfait si vous avez envie de revivre l'histoire avec plus de spectaculaire.

Toutefois, si vous êtes du genre à préférer les faits historiques, vous allez également avoir de quoi vous faire plaisir. En effet, le mode Record vous plonge dans un scénario plus précis, plus réaliste. Les héros sont plus faibles que dans Romance, et sont beaucoup plus vulnérables face à des hordes d'adversaire, de même que face à la trahison ou au poison.

Il est à noter toutefois que ces deux modes bénéficient tous deux d'intrigues, de dialogues et de jeux politiques largement satisfaisant, digne de série télévisée. La véritable différence entre ces deux modes vient principalement des batailles et des capacités de vos héros.

Total War: Three Kingdoms

Ces rencontres et ces relations : elles ont de l'importance. Que ce soit avec vos adversaires ou alliés, mais aussi et surtout, avec vos propres généraux et vos proches. Ils ont tous des avantages et des inconvénients, satisfaire ou ignorer leurs besoins a donc des conséquences. La plupart du temps, il s'agit de créer des alliances qui dureront des années ou des rancunes qui divisent l'empire et mènent à la guerre civile.

À mesure que les personnages acquièrent de l'expérience et de la puissance, leur importance pour l'effort de guerre et la stabilité de l'empire augmente de façon exponentielle, en particulier en mode Romance. Une autre fonctionnalité consiste à échanger et vendre du matériel de guerre, des partisans et des bibelots pour améliorer encore plus les statistiques de vos généraux. Alors pour garder vos hommes de confiance en forme, de bonne humeur et concentrer : il faudra parfois concéder à leur faire épouser un parent aisé ou une dame de la cour. Mais attention, cela aura forcément des conséquences, comme susciter la colère ou la jalousie de quelqu'un d'autre avec lequel vous devrez faire face tôt ou tard.

Pour remédier à cet aspect, une option intéressante du jeu est la possibilité de placer des espions chez vos adversaires. Si elle arrive à acquérir du pouvoir au sein de la cour ennemie, vous pouvez réellement causer des dommages de l'intérieur. Toutefois, gardez à l'esprit qu'il peut tout aussi bien profiter de sa nouvelle situation, se retourner contre vous et changez de camps. Un aspect qui relance l'ambiance diplomatique de la licence, absent dans les derniers titres Total War, et qu'on est ravis de revoir.

Total War: Three Kingdoms

L'interface plutôt stylisée est un peu lourde. Visuellement agréable, comme le reste du jeu, elle tente d'afficher beaucoup trop d'informations à l'écran. La mise en page est parfois assez déconcertante, avec de minuscules icônes qui représentent des informations assez importantes. Quelque chose de similaire attend également dans les combats tactiques avec de petits boutons et un placement problématique des informations clés, en particulier si vous jouez sur un grand écran.

Les différentes unités pourraient également être plus clairement différenciées, probablement en jouant sur les couleurs ? Car il est parfois difficile de différencier vos unités de celles de vos ennemis lors d'un combat au corps à corps. Les Total War de l'univers Warhammer avaient l'avantage d'offrir des races et des combattants bien différents, comme des Orcs et des Elfes. Ici, ne s'agissant que d'homme, la distinction entre les deux camps est parfois difficile. Il s'agit sans doute d'un aspect oublié ou délaissé du studio, qui peut toutefois se pallier avec l'utilisation du zoom. Mais, faire rouler la molette en continu est parfois un peu frustrant.

Total War: Three Kingdoms est un changement de rythme bienvenu dans la série, notamment après plusieurs jeux Warhammer. Les fans de la franchise seront au rendez-vous, et ils ont bien raison. Tous les bons côtés de la licence sont là et se retrouvent, du moins une fois que vous êtes habitué à l'interface ambitieuse. De plus, nul doute que l'histoire et les intrigues de la politique chinoise divertiront facilement les futurs empereurs.

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08 Gamereactor France
8 / 10
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Un aspect diplomatique et d'intrigue ambitieuse, deux modes de campagne selon vos préférences, les mécaniques sur les relations personnelles intéressantes.
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Une interface surchargée d'informations, difficile de différencier les unités sur le champ de bataille.
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