L'Inde se prépare à un mois de juillet sec après un mois de juin qui s'est classé au cinquième rang des mois de juin les plus secs jamais enregistrés
L'agriculture, secteur vital, a été et restera gravement touchée.
Ça n’a pas duré longtemps. La semaine dernière, on se réjouissait du retour de la pluie en Inde après le mois le moins pluvieux depuis 12 ans, qui avait entraîné un rationnement sévère de l’eau dans ce pays d’Asie. Mais ça n’a pas suffi, car la mousson, qui tarde à arriver, ne compense pas autant ni aussi tôt que prévu.
Du coup, l’Inde a connu un début de saison de la mousson exceptionnellement sec. Les précipitations de juin ont été inférieures de 39,8 % à la moyenne à long terme, ce qui en fait le cinquième mois de juin le plus sec du pays depuis le début des relevés en 1901, et le plus sec depuis plus d’une décennie. Comme on l’a signalé, la faiblesse de la mousson a des répercussions sur l’agriculture et la sécurité de l’approvisionnement en eau, ce qui ralentit les semis de cultures estivales clés comme le riz, le maïs, le coton et le soja. Comme on l’a également souligné dans nos précédents rapports, près de la moitié des terres agricoles indiennes ne sont pas irriguées et environ la moitié de sa population, qui est énorme, dépend de l’agriculture.
Mais juillet commence demain et ce septième mois pourrait ne pas apporter suffisamment de répit. Le service météorologique indien prévoit que les précipitations resteront inférieures à la moyenne (à moins de 94 % de la moyenne pour cette période), tandis qu’El Niño devrait se renforcer dans les mois à venir, ce qui pèsera encore davantage sur les pluies de mousson, ce qui soulève donc des inquiétudes quant au rendement des récoltes et à la croissance économique du pays.
