L'Espagne accorde à Airbus une exception à l'interdiction des technologies israéliennes
Le cabinet autorise la poursuite de l'utilisation de la technologie israélienne afin de préserver les emplois et les exportations.
L'Espagne a accordé à Airbus une autorisation spéciale pour continuer à produire des avions et des drones utilisant la technologie israélienne dans ses installations espagnoles, malgré l'interdiction nationale des produits militaires et à double usage en provenance d'Israël introduite en septembre en raison du conflit à Gaza. Cette décision vise à protéger des milliers d'emplois hautement qualifiés et à maintenir la capacité industrielle et d'exportation du géant européen de l'aérospatiale.
L'exemption couvre des modèles d'avions, notamment les avions de transport A400M et C295, l'avion de ravitaillement A330 MRTT et les drones de surveillance SIRTAP construits sur les sites d'Airbus à Madrid et à Séville. Ensemble, ces opérations représentent environ 60 % des exportations espagnoles dans le domaine de l'aviation et de la défense et emploient environ 14 000 personnes.
Airbus collabore avec le ministère de la Défense
Les ministres espagnols ont souligné qu'Airbus collabore avec le ministère de la défense sur des projets visant à réduire progressivement la dépendance à l'égard de la technologie israélienne. Cette décision souligne la tension entre le maintien des sanctions politiques et la préservation des industries nationales vitales, avec des frictions potentielles au sein de la coalition au pouvoir.
Les mesures plus générales prises par le gouvernement à l'égard d'Israël comprennent également le blocage des importations et de la publicité provenant des colonies situées dans les territoires occupés. L'exception accordée à Airbus marque le premier écart majeur par rapport à ces politiques, reflétant à la fois les pressions économiques et les intérêts stratégiques du secteur aérospatial espagnol.
