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Les ministres du G7 convergent au Québec sur fond de différends tarifaires et d'alliances fracturées.

Des partenariats autrefois solides s'effilochent à cause des guerres commerciales et de l'ombre de la Russie, tandis que les coups de gueule du 51e État accentuent le froid.
Óscar Ontañón Docal Editor Spain 13 mars 2025

Les collines vallonnées de La Malbaie, au Québec, ont offert un cadre serein à des retrouvailles profondément malaisées cette semaine, alors que les ministres des affaires étrangères du G7 se sont réunis pour naviguer dans un champ de mines diplomatique créé par leur membre le plus puissant : les États-Unis.

Sept semaines après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche - un retour marqué par la relance des politiques "America First" et des coups d'éclat diplomatiques - le sommet a mis à nu l'effritement de la confiance entre Washington et ses plus anciens alliés.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio est arrivé tout juste après des discussions en Arabie Saoudite, où Kiev a provisoirement soutenu un cessez-le-feu de 30 jours, une proposition accueillie avec scepticisme par les ministres européens qui craignent de céder du terrain à la Russie.

Pendant ce temps, l'Europe et le Canada se démènent pour contrer les tarifs douaniers soudains des États-Unis sur l'acier et l'aluminium, ainsi que leur pression pour un accord de paix précipité en Ukraine, considéré comme favorable à Moscou.

Mais les vraies frictions se sont produites plus près de chez nous : Mélanie Joly, du Canada, a promis de rallier ses homologues européens contre les tarifs douaniers, les qualifiant d'intimidation économique, tandis que Rubio a maladroitement insisté sur le fait que le sommet n'avait pas pour but de prendre le contrôle du Canada - une réplique qui a suscité des roulements de sourcils à Ottawa.

Même le Japon, qui est généralement un allié discret des États-Unis, s'est retrouvé dans le collimateur de Trump à propos du commerce. Les diplomates se sont plaints des demandes erratiques de Washington, qu'il s'agisse d'adoucir le langage sur la flotte pétrolière russe qui échappe aux sanctions ou de résister à des mises en garde plus fermes contre la Chine.

L'éléphant dans la pièce ? La nostalgie de Trump pour le G8, un groupe qui comprenait la Russie avant son expulsion en 2014. Pour l'instant, il reste à voir si cette famille fracturée de nations peut sceller une trêve - ou si le prochain acte du G7 sera un spectacle en solo.

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Editor Spain Óscar Ontañón Docal wrote for Gamereactor from 2024, covering world news and politics alongside games, hardware and film. His work appeared on the Spanish and international editions.
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