Le footballeur colombien Jáminton Campaz se cache après avoir reçu des menaces de mort pour ne pas avoir marqué à la Coupe du monde
Il y a 32 ans, un footballeur colombien, Andrés Escobar, a été assassiné après avoir marqué un but contre son camp lors de la Coupe du monde 1994.
Jáminton Campaz, un footballeur colombien, n’est pas rentré chez lui avec le reste de l’équipe nationale et se cache désormais : personne ne sait où il est (il pourrait encore être à Vancouver) car il a reçu des menaces de mort pour avoir raté un tir lors du match des huitièmes de finale de la Coupe du monde contre la Suisse, ce qui a ensuite entraîné l’élimination de la Colombie.
Campaz a eu une occasion en or de marquer un but à la 115e minute et d’éviter les tirs au but, mais il a raté son tir. Depuis, il est devenu la cible d’insultes en ligne sur les réseaux sociaux, y compris des menaces de mort, au point que la Fédération colombienne de football a publié un communiqué.
« Aucun athlète, ni aucun membre de son entourage, ne devrait être victime d’intimidation pour avoir représenté son pays dans un contexte sportif », a-t-elle déclaré, exprimant ainsi sa solidarité envers Jaminton Campaz, sa famille, tous les joueurs de l’équipe nationale colombienne et l’ensemble de la délégation. « Le foot doit être un espace d’unité, de respect et d’espoir — jamais un lieu de haine, d’intimidation ou de violence ».
Il y a 32 ans, Andrés Escobar, un footballeur colombien, a été assassiné cinq jours après son retour de la Coupe du monde 1994, où il avait marqué un but contre son camp lors de la défaite face aux États-Unis en phase de poules.
