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Le football féminin est confronté à un énorme problème de déséquilibre : certaines joueuses jouent trop, d'autres pas assez

La FIFPRO dénonce les niveaux de charge de travail très contrastés dans le football féminin.

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L'association de footballeurs FIFPRO a publié un rapport dans lequel elle dénonce les contradictions du football féminin : certaines joueuses sont obligées de jouer trop de matches par an, tandis que d'autres ne peuvent jouer que trop peu de matches par an. Deux prolèmes opposés concernant les niveaux de charge de travail, mais avec le même résultat : un plus grand risque de blessures. Et dans le cas des joueuses qui jouent trop peu, un moindre épanouissement professionnel.

La FIFPRO décrit le football professionnel féminin comme une "industrie à deux vitesses". Au sommet de la pyramide, certaines joueuses sont exposées à une charge de matchs et de déplacements de plus en plus élevée, avec très peu de temps pour se reposer. C'est le même problème qui a frappé le football masculin: les joueurs qui sont obligés de jouer trop de matches par an, en particulier ceux qui ont des obligations internationales en dehors de leur club, ce qui augmente le risque de blessures.

Aitana Bonmatí, trois fois lauréate du Ballon d'Or, a fait 60 apparitions la saison dernière, emmenant Barcelone en finale de la Coupe d'Espagne et de la Ligue des champions, et l'Espagne en finale de l'Euro. Elle s'est récemment blessée lors de la finale de la Ligue des Nations et sera absente pendant cinq mois. Quant à Linda Caicedo, elle a joué 62 matchs pour le Real Madrid et la Colombie, parcourant 95 000 kilomètres en 18 voyages au cours de la saison.

Jouer moins de matchs augmente le risque de blessure et ralentit la croissance.

Mais comme le football féminin continue de se développer à des rythmes différents dans le monde, des inégalités apparaissent lorsque certaines joueuses n'ont pas accès à suffisamment de matchs de compétition (pays avec des ligues plus petites et moins de compétitions), ce qui augmente également le risque de blessure. Et ce n'est pas tout : jouer moins de matchs se traduit par moins d'options de développement professionnel, moins de chances de signer dans des clubs plus importants ou d'être appelées dans leur équipe nationale.

Le rapport souligne qu'en France et en Allemagne, un joueur moyen ne joue que 13 ou 14 matchs par saison. En Italie, les joueurs de l'AS Roma ont en moyenne 90 % de temps de jeu en plus que les joueurs de la Sampdoria, même s'ils évoluent dans le même championnat.

"Une pénurie de matchs nationaux et internationaux met la plupart des autres joueurs en danger de difficultés de développement et de blessures", déclare la FIFPRO. "Le rapport appelle à l'expansion des ligues et à l'investissement, ainsi qu'à des emplois protégés pour les joueurs, et lance un appel aux confédérations pour qu'elles investissent afin d'offrir des environnements dans lesquels les joueurs des équipes nationales peuvent s'épanouir".

Le football féminin est confronté à un énorme problème de déséquilibre : certaines joueuses jouent trop, d'autres pas assez
Selección Española Femenina de Fútbol / @SEFutbolFem

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