Un aéroport isolé de Teruel est redevenu une plaque tournante temporaire pour le stationnement des avions, alors que la guerre en Iran perturbe l'aviation mondiale et oblige les compagnies aériennes à dérouter ou à clouer au sol leurs flottes.
L'aéroport (l'une des plus grandes installations de stockage et de maintenance d'Europe) attend l'arrivée d'une vingtaine d'avions, dont plusieurs appareils de Qatar Airways. Pendant la pandémie de COVID-19, le site a accueilli jusqu'à 140 avions cloués au sol en deux ans.
Son climat sec et sans sel le rend idéal pour préserver les avions, et les compagnies aériennes l'utilisent à nouveau comme lieu sûr alors que les fermetures de l'espace aérien et les problèmes d'approvisionnement en carburant compliquent les opérations.
Comme le rapporte Reuters, le directeur de l'aéroport, Alejandro Ibrahim, affirme que les compagnies "révisent leurs flottes et leurs itinéraires" et cherchent des lieux sûrs en Europe. Certains jours, jusqu'à 10 avions gros porteurs (parmi les plus gros jets commerciaux) arrivent.
Contrairement aux aéroports classiques, Teruel ne gère pas le trafic de passagers, ce qui permet aux avions de rester stationnés sur le tarmac pendant de longues périodes. L'installation peut accueillir jusqu'à 250 avions à fuselage large et 400 avions à fuselage étroit.
Les opérateurs affirment que la planification reste incertaine, les décisions étant prises semaine après semaine en fonction de l'évolution du conflit. Si la demande de stockage entraîne de l'activité, l'activité principale de l'aéroport reste la maintenance, qui dépend du retour des avions dans le ciel.