Si l'Argentine remporte la finale de la Coupe du monde contre l'Espagne ce soir dans le New Jersey, les joueurs vont sûrement brandir à nouveau la banderole qu'ils avaient déployée après avoir battu l'Angleterre mercredi, «Las Malvinas son Argentinas, ou «Les Malouines sont argentines», même s’ils risquent une sanction de la FIFA pour avoir affiché un message politique, ce qui est interdit à tous les joueurs, entraîneurs et membres du personnel d’une équipe de foot pendant un match.
Par exemple, la FIFA a forcé Haïti à changer ses maillots à la dernière minute parce qu’ils représentaient la bataille de Vertières, qui a mis fin à la révolution haïtienne contre la France et conduit à leur indépendance.
Mais si ça ne tenait qu’à la Maison Blanche, il n’y aurait aucun problème. Andrew Giuliani, responsable du groupe de travail de la Maison Blanche sur la FIFA, a évoqué le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression, et a déclaré qu’il ne verrait aucun problème à ce que les joueurs argentins profitent du match pour protester contre ce territoire britannique d’outre-mer situé au large des côtes argentines, dans le Pacifique Sud.
« On croit en nos droits garantis par le premier amendement ici, aux États-Unis d’Amérique », a déclaré Giuliani, ajoutant que les joueurs argentins auraient l’occasion de faire ces déclarations aux États-Unis.