Le mois dernier, Netflix a annoncé son intention d’adapter *The Everlasting*, le roman d’Alix E. Harrow, en une série pour sa plateforme de streaming. Le livre original est un roman fantastique qui suit deux personnages séparés par le temps, une histoire à plusieurs volets mettant en scène « une chevalière dont la légende a bâti une nation, et l’historien lâche renvoyé dans le passé pour s’assurer qu’elle joue son rôle – même si ça lui brise le cœur », comme l’explique le synopsis.
En résumé, *The Everlasting* est une histoire assez complexe et dynamique, dont l’adaptation correcte dans un format accessible aux spectateurs de Netflix demandera du savoir-faire et de la finesse. À ce sujet, lors de notre récent passage au festival Celsius 232 en Espagne, on a eu la chance de s’entretenir avec Harrow pour en savoir plus sur cette adaptation et sur ce qui l’enthousiasme, mais aussi sur ce qui l’inquiète peut-être un peu.
« Je pense que c’est passionnant pour n’importe quel auteur. Je ne serais jamais triste que quelqu’un s’intéresse à l’adaptation de mon œuvre. Est-ce que ça ira jusqu’au bout ? Aucune de mes œuvres n’y est parvenue jusqu’à présent. Elles ont toutes fait l’objet d’une option. Rien n’a encore été porté à l’écran, donc je ne me fais pas trop d’illusions là-dessus. Ce qui m’inquiète, ce sont les questions de genre et de race abordées dans le texte, qui étaient très importantes pour moi. Je ne sais pas dans quelle mesure les producteurs de Netflix vont s’en soucier, mais au moins, je serai créditée en tant que productrice exécutive, ce qui me permettra de les embêter un peu pendant les réunions. »
Harrow a expliqué plus en détail qu’elle ne se souciait pas outre mesure de savoir si l’adaptation serait une reproduction fidèle du livre, car « Je considère vraiment ça comme quelqu’un d’autre qui crée une œuvre d’art à partir de mon art. Donc, que ce soit fidèle au livre ou pas, ces questions ne me préoccupent pas vraiment. »
Elle est allée plus loin en parlant de ce que les adaptations signifient et apportent à l’œuvre originale d’un auteur, en notant « C’est plutôt beau. Je pense que c’est l’une des choses que j’aime le plus dans le fait d’être autrice : quand les gens créent des fan arts à partir de ton œuvre, parce qu’on a vraiment l’impression que c’est juste une autre interprétation, une autre version. Je pense que c’est à ça que servent les histoires. Je pense que c’est à ça que sert l’art. »
Pour en savoir plus sur Harrow, tu peux regarder ci-dessous l’interview complète de l’auteure, sous-titrée en français, où on apprend même pourquoi elle s’est mise à écrire des romans fantastiques au départ.