Donald Trump a déclaré dans un nouveau post sur Truth Social que les États-Unis allaient frapper l'Iran « TRÈS FORT CE SOIR » et que « à un moment donné dans un avenir pas trop lointain, on prendra l'île de Kharg et d'autres points d'infrastructure pétrolière, et on prendra le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz ». Il a comparé cette démarche à ce qui a été fait au Venezuela, ajoutant "ce qui fonctionne à merveille tant pour le Venezuela que pour les États-Unis d’Amérique.".
L'île de Kharg est une petite île située au large des côtes iraniennes ; elle abrite un terminal pétrolier majeur par lequel transite 90 % du pétrole brut exporté, principalement à destination de la Chine. Elle est également considérée comme le poumon économique du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), selon la BBC.
Les États-Unis ont déjà frappé l’île de Kharg par le passé : le 13 mars, Trump a affirmé que des frappes aériennes avaient « totalement anéanti » toutes les cibles militaires de l’île, et il a depuis utilisé la perspective d’une nouvelle attaque contre cette île comme menace à l’encontre de l’Iran. Dans une interview accordée à Fox News jeudi, Trump a déclaré que les États-Unis avaient « largué pour 250 millions de dollars de bombes » la nuit dernière et a ajouté que les États-Unis n’auraient peut-être pas le « courage » de mener une opération militaire qui risquerait de coûter la vie à des Américains. « Je ne souhaite pas déployer de troupes au sol, mais si je le décidais, un petit contingent suffirait à prendre le contrôle de l’ensemble du territoire ».
Malgré les discussions sur un cessez-le-feu, les attaques se sont poursuivies entre l’Iran et les États-Unis, et les représailles américaines après le tir sur un hélicoptère ont rendu le cessez-le-feu "sans signification", selon des sources à Téhéran interrogées par Reuters. Des frappes américaines ont touché un pétrolier indien au large d’Oman, tuant trois marins indiens.